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Chaque année le festival des Artefacts offre une belle fête en
partie au
public qui tout au long de l'année fréquente la salle La Laiterie.
Chaque année, découvrir la programmation du festival des Artefacts,
c'est
accepter d'être déboussolé. Et pour cause : d'Iron Maiden à
Indochine, de
Manowar à Asian Dub Foundation, l'affiche a accueilli les groupes
les plus
divers et les genres musicaux les plus hétéroclites.
Dimanche direction donc le Hall Rhénus qui en son temps avait
accueilli les
fameuses soirées "Got Milk", ahh que de bon souvenirs.
Arrivée aux portes du Rhénus aux alentours de 15h, des bandes de
jeunes
venus de toute l'Alsace, mais aussi des départements voisins
déambulent a
ses abords.
En franchissant les portes, un impression d'immensité nous attends.
En fait
il n'y à pas un, mais deux grand hall à la disposition des
Festivaliers,
entrecoupé d'une bande à ciel ouvert ou tables et bancs avaient été
installés et ou quelques "stands" vendaient ce qui se fait de mieux
en
matière de restauration et "desaltérations" alsaciennes.
Immensité toujours devant la foule qui s'est massée dans le hall
principal
ou commence le second concert (Dub Incorporation).
Les gradins sont noirs de monde et la piste l'est tout autant. Il
est 15h00
de l'après midi et a vue d'oeil on doit fleurter avec les 6.000 à
7.000
personnes.
Dub Incorporation commence son concert sous une immensité de bras
qui se
lèvent.
La foule qui exulte nous fait frémir !
Une prestation d'une bonne heure dans une ambiance de feu ! Passé du
statut
d'amateur à l'un des meilleurs éléments en matière de reggae
français
ou international, les stéphanois de Dub Incoporation rassemblent la
foule
derrière un discours qui se veut pacifiste et un tantinet
provocateur,
revenant sur les derniers événements survenus dans les banlieues
françaises.
Passant de titres énergiques à d'autres plus tranquilles,
implacablement on
est scotché pendant 1h30.
Nuée d'applaudissements... on s'est ai pris plein la vue, plein les
oreilles... ça commence fort !
Retour ensuite dans la première partie du hall "Club" ou une bonne
cinquantaine de canapés avaient été disposés et accueillaient ceux
qui
souhaitaient se poser entre deux concerts. On se demande ou ils sont
allés
chercher tout ce mobilier ! :)
Plus au fond un stand de disques plutôt Rock'n Roll et un autre de
posters
dans le même genre.
Plus à gauche la porte des toilettes ou une petite file attend
paisiblement
son tour (valait mieux s'y prendre un peu avant l'envie).
Au centre enfin un bar, qui fait un peu centre d'allées et venues.
Direction donc "le Club" pour voir un petit moment d'un groupe de
rock
répondant au doux nom de Clawfinger. Un groupe qui possède déjà un
statut
particulier au sein de la sphère rock-métal-indus. Changement
d'ambiance
certes, mais on appréciera le coté mélodique et "bonne vibe". On
se laisse surprendre, la balade musicale s'articule autour
d'influences
rock, rap, métal, et même techno par moment.
Dans ce hall, le dancefloor peut accueillir 2.000 à 3.000 personnes
tout au
plus. L'ambiance est donc un peu plus confinée, mais tout aussi
explosive
que dans le hall principal, et ce n'est pas Kagerou, surprenant
japonais
accompagné d'une fille à la guitare et d'un batteur qui me
contredira. Ce
rockeur de petite taille déborde d'énergie sur scène officiant dans
un
registre que l'on pourrait qualifier de rock déchaîné et décoiffant
mais
non dénoué de groove. Ce petit bonhomme finira même torse nu sur
scène
D'ailleurs pour la petite histoire, on apprendra plus tard que
Daisuke (le
chanteur) souffre de problèmes cardiaques depuis son enfance et
court
toujours le risque de s'écrouler à tout moment. Il est donc forcé de
vivre à
100 à l'heure.
17h30 petite pause dans les tribunes en écoutant la prestation
scénique très
agressive et sombre de Aqme, bien qu'on tombe parfois dans des
mélodies
pop... toutefois imparables et accrocheuses.
Vraiment une excellente ambiance ! Dehors les gens profitent encore
des
derniers rayons de soleil assis au sol entre amis, ou sirotant une
bière à
table.
Pêle-mêle se côtoient le gamin de 10 ans, les père de 50 ans, le
rockeur, le raveur (j'ai quand même l'impression d'être un peu
seul),
quelques groupes de punk... un public hyper hétéroclite.
Un même groupe de punks qui entamera à l'improviste un concours de
roulades au sol. Tout le monde (ou presque) s'y met.
Folklorique, surtout après quelques bières :)
Les bars carburent à la même vitesse que ce japonais que l'on vient
d'écouter, surtout les bières ne sont pas excessivement chères... gare à la fin de soirée pour certains.
18h30 il y à toujours une foule aussi énorme dans le grand hall.
Il
faut dire que le spectacle est haletant : un troupe d'une vingtaine
de personnes tape comme des brutes sur des bidons métalliques. Je
veux bien sur parler des Tambours du Bronx.
Le début du concert est assez bizarre, on à la vague impression
d'une musique certes universelle mais vraiment primaire, sans âme,
une sorte de morse planétaire.
Peut-être la raison pour laquelle certains s'amusent à jeter
quelques objets volatiles sur scène.
Un épisode qui n'est pas sans
rappeler celui qu'avait connu Front 242 en ces mêmes lieux il y à
quelques années.
Sûrement l'oeuvre de quelques individus seulement... mais tout s'arrangera
très vite.
La suite viendra nous réconforter, le tempo s'accélère, des chants
viennent apporter une touche humaine à ce délire métallique... la fin
est prodigieuse !
Il faudra rajouter une bonne dizaine de bidons
détruits après les 15 000 bidons déjà détruits en quelques 850
concerts.
Belle performance.
Je tente ensuite de rester quelques instants devant la troupe du
Saïn Supa Crew... je me serais forcé 15 minutes. Quelle daube (avis
perso).
Idem un peu plus
tard devant les Wampas. Pour moi la suite se passera dans le
deuxième hall avec la plus petite scène
Je vais y découvrir les Dropkick Murphys.
Je ne connaissait point du tout ce groupe, peut-être je devrais
avoir un peu
honte d'avouer cela en public, surtout au vu du nombre impressionnant de personnes qui
arborent les
maillots du groupe.
Pendant que le groupe joue leur accords "le Club" frémit
déjà et un
petit
groupe sur le devant de la scène entame des chants qui auraient
trouvés
leur place dans un stade de foot.
Rien n'indique dés les premières mesures que les Dropkick Murphys
sont un
groupe originaire des States. J'aurai parié pour un groupe écossais
ou Irlandais.
Déja cinq albums derrière eux les bougres et je n'en connait pas une
miette.
Dropkick Murphys c'est un chanteur charismatique quand il est sur
scène qui officie dans un genre rock/punk. Sa voix est très grave et
suave. Elle ne laisse personne indifférent.
Dropkick Murphys c'est aussi la particularité d'un groupe ambitieux
qui ne se se satisfait plus d'une formule à quatre ou cinq avec
chanteur, batteur et guitaristes. Des instruments folkloriques
viennent se mêler aux débats, le son de la Cornemuse résonne dans le
hall.
La fin du concert se terminera même en pogo général, la scène est
alors envahie...
Que du bonheur ! On en redemande !
Difficile de s'en remettre.
Après une telle claque, je tente de me
plonger dans la prestation des Birdy Nam Nam que je trouve un peu trop
décousue, même si ils avaient pris le soin d'apporter un
percussionniste.
Il ne doit pas être loin d'une heure du matin.
Max Roméo termine par quelques note de raggae et l'on se retourne
vers notre Lorraine.
Le froid est saisissant à la sortie, des bandes de jeunes déambulent
toujours dans les rues adjacentes.
Quel plaisir qu'un petit festival comme celui-la. Premier d'une sans
doute longue série cet été...
Je viendrait vous en reparler. |