"The Driver" - Le Platinium - Nancy/Maxeville

Line Up :

Dj Z / electrosound
Miss Veronika / Utopia-Electrofon
The Driver / 46rec
Mehdi Keown / Uw

De 23h à 5h.
PAF : 10€

 

Reportage : At Home, Su Mi

 

J'ai la chance de partager ma vie avec une jeune femme fan, jusqu'à l'hystérie (j'exagère à peine), d'un dj peu connu mais à l'audience en progression, un certain Manu Le Malin.

Le musicien, sans doute dans un soucis de cohérence, aime changer de pseudo lorsqu'il passe d'une play list hardcore à des vyniles plus lents, electro-techno.

On va donc applaudir ce soir "The Driver", accueillit par Mehdi Keown et la discothèque "Le Platinium".

Sortir en club, c'est une aventure que nous n'avons pas tenté depuis fort longtemps.

On arrive vers 0h30, et choc, nous ne sommes vraiment pas nombreux à avoir tenté cette nuit un retour en boite de nuit. Le parking est désert... J'hésite même à poursuivre plus loin l'odyssée, mais mon amoureuse n'envisage même pas la possibilité de faire demi tour. Elle est même enchantée d'avoir son Manu pour elle toute seule... Là c'est sur, ça va être un set intime, les yeux dans les yeux...

 

On se rappelle très vite pourquoi on a déserté les pistes de danse des clubs urbains : accueil glacial d'un service de sécurité en surnombre, fouille minutieuse et paranoïaque, obligation de poser un mini sac au vestiaire, qui nous sert de poche pour pallier l'absence de celles-ci sur nos pantalons... Tout à fait indispensable donc, on ne va pas passer la soirée avec un paquet de cigarettes, un téléphone et un portefeuille à la main. Mais le monsieur refuse de comprendre...

Assoiffés par la route et une voiture non climatisée, nous nous approchons du bar. Donc c'est 4€ le coca cola, et il n'est pas possible de se faire servir un verre d'eau. Seules sont accessibles des petites bouteilles à 4€...

Direction les toilettes, où ne coule que de l'eau chaude... On sait, on l'a dit et redit, la prévention des risques liée à la consommation de stupéfiants passe par un accès simple et rapide, si possible gratuit, à de l'eau fraîche. Le Platinium se soucie plus de remplir sa caisse que de la santé de ses clients.

Ca commence bien.

Pour toutes ces raisons, mais aussi parce nous sommes en Juillet et qu'un peu partout sévissent des activistes des free party, et aussi sans doute, parce que le tract de la soirée ne fait apparaître nulle part que "The Driver" n'est autre que le grand "Manu Le Malin", à cause de tout celà donc, vers 0h30, Le Platinium ressemble à ça :


Incroyable, nous étions pourtant presque certain de venir grossir les hordes de supporters de Manu, curieux de l'entendre jouer techno.

Il faut noter en plus que le Platinium est un club très joli, avec un jeu de lumières impressionnant, une façade et un sound system d'une grande qualité, de mobiliers (sièges, podium,...) confortables, d'une déco moderne et ravissante.

Et la soirée est à 10 €, ce qui est très raisonnable.

Dommage...

On rate le Warm up de Seb Z, occupé que nous sommes à réveiller un ami assoupi. Dsl ;)

C'est donc Miss Veronika qui s'emploie à dynamiser la discothèque.

 

Miss Veronika (Utopia-Electrofon - Metz)
 

 

C'est pour moi le meilleur set de la soirée, j'en suis même surpris. Play list péchue, electro ronflante qui jongle entre les tueries du genre et les coups de coeur plus perso de la miss.

Je retiens à la fin du set, un enchaînement entre Prodigy remixé et Nirvana remixé [j'ai pris le soin de lui faire préciser les références exactes des disques, mais j'ai oublié. Reporter du dimanche ;) ]. Le monde arrive quand même petit à petit, et elle réussit l'exploit de réunir presque toute la salle sur le podium. En plus d'un play list incontestablement travaillée, il faut noter la qualité des enchaînements (je crois ne pas avoir repéré un seul pain). Et l'attitude de la djette lorraine : costume ultra sexy, déhanchements provoquant, libération explosive d'énergie.

 

Tout ça donne envie de danser !

 

C'est donc Manu Le Malin aka The driver qui reprend.

 

The Driver ( 46 reccords - Paris)

 

On est peut être 200. C'est le pic d'affluence de la soirée. Manu joue des morceaux très variés : ça va des tubes electros au breakbeat pointu, jusqu'à des morceaux technos oldschool. J'ai l'impression qu'il organise son set en séquences, avec une série de 3 ou 4 disques qui va petit à petit faire monter la pression, puis tout à coup l'ambiance se calme (quelques "blancs même), et ça repart pour une nouvelle montée.

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