"Festival Ososphere" - Quartier de la Laiterie - Strasbourg

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Reportage : Ki Ri, At Home, Toph |
C'est parti pour une nouvelle édition du festival Ososphère à Strasbourg. Cette année ne déroge pas à la tradition et cette édition propose une nouvelle fois un plateau d'artiste époustouflant mêlant talents reconnus et découvertes jusqu'alors presque inconnues du grand public.
Malheureusement on est passé à coté de la soirée du Vendredi (et oui il y en à qui bossent ;) )
On décide donc de jeter toutes nos force dans la soirée du Samedi.
On arrive tôt, vers 22h30, histoire de ne rien manquer de cette fête qui nous a habitué à ravir tous nos sens.
On commence par faire le tour du quartier squatté. Cette année, les
installations sont regroupées, et laissent la cour un peu nue.
L’édition 2005 avait littéralement transformée le quartier de la laiterie. Cette année, les lieux sont plus reconnaissables, on est moins transporté vers un ailleurs utopique. C’est un peu dommage, même si paradoxalement, les plasticiens accueillis semblent plus nombreux.
De discussions en discussions on apprend que la soirée d'hier à fait le plein. Des salles remplies jusqu'à ras bord et une ambiance électrique.

Débuts en douceur avec la prestation de Improvisators Dub dans un Dôme noir de
monde ou la chaleur culmine à plus de 35° !
Les Pionniers de la scène dub française donnent des frissons à la salle qui dans un élan fusionnel reprend les chants du groupe aux rythmiques lanscinantes.

Ensuite on se pose dans le hall de la Laiterie, pour écouter sur les conseils d’Aurélie, le live décapant d’un Zhol qui ne cesse de remuer. On navigue entre d’n’b, hip hop et electro. C’est parfait pour continuer la soirée sur un bon tempo.
D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas, en 10 minutes, le
hall est blindé de monde.

On se pose ensuite sur les canapés installés dans le hall de
la Rocaille, on discute quelques minutes avec le public strasbourgeois, venu en
nombre, et pas que d’Alsace, ça parle allemand aussi. On trouve même quelqu'un
qui vient d’Orléans.
On repart vers le Molodoï, Ki Ri voudrait voir MushPit. On tombe sur un groupe
punk vraiment spécial. Ca bouge pas mal mais vraiment dommage qu'on tombe assez
vite dans la monotonie (on à l'impression que le chanteur chante toujours la
même chose et de la même façon). Mais bon, il en faut pour tout les goûts
et c'est tant mieux.
On s’attendait à autre chose.


Toujours au Molodoï, c’est Speedy J qui reprend, et livre un live Tek endiablé.
La salle chavire rapidement, la rythmique pumpin du musicien n’y est pas pour rien.
On reste une bonne ½ h, puis on reprend notre petit tour, Ki Ri trouvant le live un peu trop répétitif.

Le son est super fort, c'est d'ailleurs l'un des principaux points noirs de la soirée. A quoi cela sert d'avoir un son aussi fort si c'est pour soit nicker nos oreilles, soit utiliser des protections auditives.
Bref pendant ce petit tour des lieux nos oreilles en profitent pour se reposer.
Quelques stands proposent rafraîchissements et ravitaillement.
On peut acheter de vraies pâtisseries orientales, ça change du hot dog ou de l’américain frite, c'est cool !
Agoria dans l’amphi de la Laiterie. On se croirait en club, public, déco, musique, on se croirait en discothèque, au milieu des nineties…
Agoria enflamme la grande salle de la Laiterie... un set trippant avec ces nappes qui nous plongent complètement dans son set.

La scéne de la Laterie.

Avant cela Matthew Herbert avait proposé un set innovant, riche par ses sélections, de même que le live époustouflant de Matmos ou l'expérimentation électronique fleurte avec l'acoustique. Sur scène ils sont accompagnés d'une harpe et séduisent un public un peu plus parsemé que dans les autres salles mais surtout avide de découverte.


C’est Manu Le Malin un peu plus tard qui reprend au Molodoï !
Après un intro malheureusement coupée (problèmes de son), qui s’annonçait prometteuse, le DJ balance son hardcore reconnaissable entre tous.
Ki Ri chavire, scotchés aux enceintes, on se nourrie du set inspiré du grand gourou technoïde.
Petit à petit, on passe d’une hardtek bien sombre à des disques franchement hardcore.

Nos oreilles souffrent franchement, le son est vraiment fort,
dommage que nous n’ayons pas trouvé de boule Quiès à glisser dans nos oreilles.
La suite au Molodoï ce sera le live de T Rauschmiere qu'on à loupé mais aussi le dj set d'Adam Beyer l'une des principales têtes d'affiche de la soirée qui à prouvé que la hard-techno avait encore toute sa place parmi nous.
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Il y aurait encore plein d'autres choses à vous raconter, ces petits bout de concerts, ces petits moments partagés entre artistes et public... mais on vous conseille sérieusement d'aller vous faire une idée plus précise du festival par vous même dés l'an prochain.
On se donne rendez-vous dans 1 an, même époque pour une nouvelle édition d'un festival qui au fil des ans à su rassembler et convaincre.
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Il est 6h, le temps de retrouver nos esprits et on décide de rentrer, un peu
sourd.
La fête va continuer jusqu’au moins 8h.
Merci Artefact et 4.0 !

FIN