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Billet à la main nous franchissons une fouille relativement sommaire. Pas d'appareils photos autorisés sur le site. Planqué au fond du sac à dos nous le passerons aisément les second et 3eme jours de festival. Notre hantise était de perdre notre pré-vente. En effet celle-ci nous servira à accéder au site pendant les 3 jours, il n'y à pas de remise de bracelets en échange comme on aurait pu le penser. De plus toute sortie est définitive. Cela fera partie des petits inconvénients d'une organisation générale quasi-parfaite (on y reviendra). Le soleil cogne toujours en cette fin d'aprém' (pas loin de 30° à l'ombre), mais qui s'en plaindra ? En tout cas la règle n°1 aura été de prendre toutes les précautions nécessaires pour tenir les 3 jours de fête : pas de consommation d'alcool outre mesure, boire de l'eau, beaucoup d'eau (2 à 3 litres par jours), se couvrir de crème solaire, se protéger du soleil avec une casquette et du niveau sonore trop élevé des scène avec des bouchons d'oreilles distribués gratuitement sur le site.
Vendredi 19h00 : début de la journée de concerts. Le public arrive petit à petit... On se presse déjà pour assister à la seconde partie du concert de Deftones sur la grande scéne que l'on découvre par la même occasion : elle est immense ! La foule est massée à l'avant. Sur le derriere les rangs sont un peu moins serrés et les gens peuvent en profiter pour s'asseoir dans l'herbe C'est peut-être le moment des réglages (?) en tout cas la grande scène souffre d'un peu trop de basses ce qui rend le concert de Deftones parfois un peu brouillon, mais on se console sur quelques classiques bien interprétés et je me régale sur "Change" issu de l'labum White Pony qui clôturera le show.
Le site du festival est organisé en plusieurs scènes : 4 scènes principales (la grande scène ouverte, le chapiteau, la plage et la loggia qui s'avère être un autre chapiteau mais plus petit) et enfin une autre scène en plein air à l'entrée baptisée Sound System avec beaucoup de sons electro et raggae. C'est sur la plage que nous avons choisi d'aller pour écouter la perf des Two Gallants, un groupe que j'avais découverts quelques années plus tôt sur la défunte Radio 21. On arrive quelques minutes avant le show et on se pose tranquillement sur le sable qui borde le plan d'eau du site. Imaginez-vous allongé sur le sable avec le soleil qui se couche tout doucement derrière vous quand d'un coup les deux musiciens entre en scène Magique...
Pas de photos de scène car je n'avais pas l'appareil photo le 1er jour. Néanmoins leur prestation me laisse sous le charme. Premier grand moment de ces Eurock. Le groupe venu tout droit de San Fransisco est composé d'un guitariste/chanteur et d'un batteur Il nous fait voyager 40 minutes durant à travers des ballades de rock/folk parfois émouvantes et parfois brutales. On se laisse bercer... mon Dieu c'est déjà fini. A peine un peu plus d'une demie heure. Cela nous permettra d'aller voir la seconde partie du concert d'Artic Monkeys qui à rempli le grand chapiteau. Impossible d'y pénétrer tant il y à de monde. On reste en dehors et on se délecte d'une voix bien posée sur rock péchu et assez brut. Ça met beaucoup d'ambiance à l'intérieur d'un chapiteau qui bouillonne de plaisir. On croise quelques teuffeurs.
Nombreux sont les festivaliers qui se promènent avec les maillots de foot de leur équipe favorite. Je tape la discussion avec un supporter argentin très déçu de l'élimination de son équipe au tir au but face à l'ogre allemand. C'est alors que je me sépare de ma fidèle compagne qui souhaite aller voir Dionysos & Synfonietta ("c'était génial !" m'à t'elle hurlé à l'oreille à son retour) pour embrayer sur le métal de Gojira que j'avais découvert grâce à un podcast d'une radio du net. Il est un peu plus de 22h et la nuit est tombée sur la plage, la lune fait face à la scène, la foule est compacte et impatiente, le groupe bordelais jubile. L'intro est terrible, plutôt à classer dans l'émo-rock que dans le métal. La suite plus brutale Le groupe enchaîne du gros métal qui à la longue peut paraître un peu répétitif, mais la foule apprécie et on se laisse aller à quelques pogos les pieds dans le sable. Le site du festival est vraiment très joli, très naturel avec beaucoup d'arbres et un brin paradisiaque avec le lac et la plage des deux cotés. Une pause s'impose, je squatte dans l'herbe adossé à un arbre en écoutant le fils de Bob... Damian Marley. Je ne suis pas grand fan mais il faut avouer qu'aux alentours de minuit, la fatigue se faisant sentir, ça passe bien. D'ailleurs le chapiteau est une nouvelle fois comble.
Enfin direction la grande scène pour terminer notre soirée et assister à la prestation des Strokes. Je ne sais pas combien nous sommes... sûr pas loin de 25.000 à être devant la grande scène en plein air. The Strokes démarrent leur show... Les titres s'enchaînent très vite, il n'y à quasiment pas d'intermèdes, la fin de chaque titre est brutale et laisse un gros froid dans le public. Un concert sans âme, sans prestation scénique de la part du groupe, sans ambiance. Déception. L'un des événements majeur était évidemment le retour à la scène de Daft Punk après des années consacrées au cinéma. A vrai dire leur fameux retour ne m'intéresse pas vraiment, et la fatigue se faisant trop sentir on décide de garder des forces pour les lendemains et de rentrer se reposer au camping. Les échos de ce show diront que les Daft Punk ne vont ni plus loin ni ailleurs que ce à quoi l'on s'attend. La musique de Daft Punk sonne comme une survivance des années 1990, malgré quelques sons neufs ou quelques figures rajeunies çà et là. Il semble que ce sont des souvenirs de dancefloor qui ont suscité le plaisir des spectateurs plus qu'autre chose. La presse locale parlera même d'un "tandem paranoïaque s'installant au commandes de la grande scène comme d'un gigantesque vaisseau propulsé par une musique sans âme. Impossible de deviner si derrière leur poste de pilotage et leur visière miroir, les deux sorciers sont en train de lire leur courriels..." Plutôt flatteur... :-) On rentre donc au camping par une nuit légèrement fraîche mais largement supportable. On emprunte à nouveau le service de navettes gratuites en bus. C'est super convivial, les gens rentrent par petit groupe et des discussions naissent autour des feux de camps du camping.
2h. du matin, c'est aussi l'heure idéale pour aller prendre sa douche. A cette heure, pas de queue (plus d'une heure de queue en journée). C'est de l'eau froide, mais par des temps pareils on apprécie la douche à sa juste mesure. Et puis avant de fermer l'oeil pour quelques heures, rien de tel qu'un bon plat de pâtes en conserve sous le ciel étoilé pour combler notre faim... Appétissant non ?
Ouai fallait peut-être pas trop lire ce reportage avant de
manger ;) |