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5 minutes montre en main pour rejoindre The Last Arena, la grande scène en Open Air ou joue Mudhonney que je ne connaissait pas. On les présentait comme un groupe de grunge, je reste 15 à 20 minutes assis dans l'herbe sèche à l'arrière de cette scène sans trouver vraiment de plaisir à ce rock brut et mélodique que produisent ces américains venus de Seattle, ville natale de Jimi Hendrix, et pourtant le berceau du hard rock et du grunge.

Je brave la poussière Douroise (temps sec et sol en terre, c'est un nuage de poussière à certains endroits... juste devant un stand de bouffe végétale/bio d'ailleurs. Bonjour la propreté) pour rejoindre "La petite Maison dans la Prairie", nom donné à l'un des 4 chapiteaux ou se produisent Les Georges Leningrad.

Il faut dire que la commune de Dour se situe dans une plaine ou la nature prend le dessus, d'ailleurs à quelques mètres seulement du site qui accueille le festival ce sont des champs de blé qui bercent le paysage.

 

 

Merde, ce n'est pas tout ça, mais j'ai loupé le début de leur concert. Ce combo post-punk lui aussi originaire de Montréal, me plonge tout de suite dans leur univers. La encore le chapiteau est bien plein, difficile de se frayer un chemin, donc je resterai à l'arrière en imaginant ce que le groupe peut donner sur scène .. et l’univers des Georges Leningrad, c’est musicalement un joyeux foutoir à l'image de la country québécoise dont ils sont fans.

Une musique joyeuse et entraînante qui part un peu dans tous les sens, ils entonnent des mélodies énergiques, des chants un peu burlesques et complètement hors norme, le tout saupoudré d'une dimension théâtrale qui saurait en dérouter plus d'un... une fois ! Idéal pour faire la fête.

Fin de concert très applaudi.

 

 

Je suis venu à Dour avec un certain déficit de sommeil qu'il va être difficile d'ignorer pendant qu'Islands joue sous le même chapiteau que Les Georges Leningrad peu de temps avant.

Autant j'avais trouvé ce groupe terrible aux Eurocks autant la, j'éprouve le besoin de m'asseoir contre les bâches du chapiteau. Le chanteur ne réussi pas à m'enflammer, j'ai déjà laissé beaucoup d'énergie dans les précédents concerts, et la certaine fraîcheur qu'amène un petit courant d'air bien frais me fera fermer les yeux pendant 45 minutes... doux sommeil réparateur, j'en avais grand besoin !

Pour me réveiller, petit tour rapide du coté des grandes scènes. Sur l'une des grandes scène c'est le raggae qui à pris place.  The Congos déchaîne une grande foule aux couleurs de la Jamaïque.

 

 

Pour les amateurs du genre c'était le grand moment de ce festival. Après des carrières solos respectives, les membres de ce groupe mythique sont de nouveau réunis et visiblement cela réjouit bien des fans.

Jamaïcan Vibes !

 

 

Il est 19h30, avant d'aller casser la croûte je ne saurait manquer les américains de 31Knots !

Sur scène 3 bonhommes venus de la ville de Portland qui nous présentent un show bien à l'américaine. A les regarder c'est un vrai spectacle. Ils réussissent à se doter d'une excellente technique et de beaucoup de dynamique. Les arrangements sont travaillés, le chanteur pose une voix décapante et le tout donne un rock'n roll progressif, surprenant et puissant.

Bien déliré sur la nana photographe qui juste devant la scène entonnait tous les titres du groupe avec une volonté débordante ! :)
 

 

 

Allez hop, pause casse-croûte.

Ce qu'il y à de bien à Dour c'est que l'on peut sortir du festival et re-rentrer comme l'on veut.

Donc direction le parking pour rejoindre la voiture (5min à pied) reprendre quelques forces, boire beaucoup d'eau, manger et se poser un peu.

Un peu de calme avant une nuit qui s'annonce tout aussi riche que la journée.

Retour vers 21h, juste avant que le soleil ne se couche...

 

 

Je reste un petit moment devant le concert d'I'Am X du très bon rock synthétique à la sauce electro-clash qui ne vous donne qu'une seule envie : danser !

On sent en tout cas  l'omniprésence de l'électronique noyée dans un univers pop-rock dans ce que fait Chris Corner.

Le chapiteau danse jusqu'à ras bord !

 

La nuit tombe tout doucement quand Venus monte sur scène. Je suis un peu étonné que la grande scène open Air ne fasse pas le plain, mais les gens arriveront un peu en retard, peut-être retenus devant I'Am X justement...

Vénus... bah c'est Vénus. Le groupe pop rock acoustique belge est ici chez lui.

 

 

Un groupe qui plane au-dessus de la scène pop-rock et des pâturages folk en y piochant quelques "extra" pour construire sa propre identité. Sous des airs faussement simples,des mélodies travaillées et des arrangements implacables Vénus scintille sur scène comme la seule étoile présente dans le ciel de Dour (z'avaient pas remarqué cette étoile toute seule?).

Avant de partir, Vénus nous souhaitera de "Beautiful Day" ce qui ravivera la foule.

 

 

On s'en prend quand même plein la tête ! et ce n'est pas fini !

Un peu plus de 23h et impossible de manquer les Punish Yourself qui se produisent sous la "Petite maison dans la Prairie"

Et la ça fait mal !

La encore je gardait l'excellent souvenir de leur passage lors de la soirée Heretik prés de Paris... c'est dans le même habit qu'ils ont investi la scène, c'est à dire bariolés de peinture fluo et dans le même esprit qu'ils entament leur show : a fond !

Dans une ambiance véritablement survoltée les Punish Yourself distille cette musique électro, métallique, indus et punk qui met la foule sur le 220v.. Leur show est époustouflant, l'un d'entre eux projetant même un océan d'étincelles.

 

 

La nuit à Dour, c'est tout d'abord le concert d'Archive sur la grande scène en Open Air qui réuni la grande foule (sûrement pas loin de 10.000 devant la scène à ce moment la). Ca commence très doucement avec "Sane", ils enchaînent avec "System" et concluent leur concerts par "Fuck You" et l'incroyable  "Again".

Le chanteur à quand même un peu de mal à chanter juste par moments mais quelle intensité sur certains morceaux cultes!

Assurément un des plus grands moments.

Seulement 15minutes pour se remettre de ces émotions et filer vers "La petite maison dans la prairie" ou se produisent Arab Strap.

Un excellent moment aussi passé devant ce groupe écossais composé de Aidan Moffat et de Malcom Middelton (dont je vous recommande vivement les productions solo). Du rock-folk mélancolique à souhait très bien produit sur scène avec beaucoup d'effets.

Je me suis régalé !

Les paroles du chanteur, appuyées par la guitare de Malcom Middelton, prennent toutes leur dimension quand on voit que le groupe vit réellement de manière intense ce qu’il racontent.

La suite de la nuit c'est aussi le live de Raumschmiere que j'ai suivi seulement dans sa dernière demie-heure (pas réellement accroché) avant de quitter le navire un peu avant la fin et d'enfin pouvoir fermer l'oeil avant de reprendre la route prudemment vers nos contrées lorraines.

 

Le Dour Festival a connu une affluence record cette année, avec un total de 134.000 entrées sur le site de la Machine à Feu, 32.000 jeudi et 34.000 vendredi, samedi et dimanche.

La diversité musicale du Dour Festival et sa programmation, qui mêle talents confirmés et découvertes, sans tête d'affiche unique, intéressent les médias, puisque les organisateurs ont délivré un millier d'accréditations, notamment à des rédactions polonaise, allemande, brésilienne et tchèque.

Malheureusement sur le plan de la sécurité, les quatre jours ont donné lieu à quelques incidents (de très nombreux vols dans les tentes des campeurs) dont deux incidents majeurs : Un jeune festivalier est décédé samedi, vers 13 heures, après avoir sauté à l'eau dans une ancienne carrière, non loin du site de la Machine à Feu, où se tient le Dour Festival. Il est selon toute vraisemblance décédé par hydrocution. Un autre festivalier, pris en charge par les secouristes, a dû être emmené d'urgence à l'hôpital suite à une overdose. Il serait entre la vie et la mort.

Quoiqu'il en soit une journée riche en émotions !

 

FIN