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"Ils ont gagné, ils ont gagné"
Par Maxime
"J’ai un peu peur, peur de ce qui m’entoure..."
Par Max
"On a bien rigolé pendant ces années la...."
Par Mathieu
Chronique d'une désorganisation organisée...
Par Max
"J'ai vraiment honte"
Par Skovtek
J'vois que rien ne change
Par Max
Visuels
Par Tiboo, Spud & WishDaBass
"Rêve-olution" Par DJH
"Free Party : le 2eme Age" par L.
"Avis au cravateux" par Fakir
"Naufragé du son" - Par Ansuz
"Hardcore Freestyle" Par Dadou
"Juste pour dire que..."
"Exusez moi, je recherche les Droits de l'Homme"
" La Conscience d'un Teuffeur "
A Lire ici - Par Lysergic
"Integrez vous"
" A lire ici "
Par Fakir
"Le son doit se méfier..."
Par BullDog
Quand le clubbing reprend ses droits
vu par MaX
Musique Trance
"Penchant sa tête dans son tambour, le chamane se met a
chanter paisiblement. Il tapote son instrument à coup rêveurs.On dirait qu'il
appelle quelqu'un, qu'il convoque de lointains auxiliaires. Parfois, il frappe
plus fort en prononçant quelques paroles. Peu à peu sa voix monte, la baguette
frappe de plus en plus, les esprits ont entendu leur maître et accourent vers
lui.
Les coups se font très puissants...le tambour va éclater. Le chamane
ceint son pectoral, il se tient debout, légèrement incline et bat du pied. Le
tambour répond a la baguette par différents bruits, s'étageant du coup de
tonnerre dans un fracas métallique, au bruissement le plus délicat; doux
bourdonnement continu accompagné d'un léger cliquetis.
Le chamane use de
son tambour comme un déflecteur, sa voix semble circuler d'un coin à l'autre,
de l'arrière vers l'avant, revient, repart, comme si elle venait de toutes
part..."
Cette filiation entre la tranSe "mère"et la tranCe
"fille" permet de mieux entendre cette musique. En effet, l'image du
chamane reste souvent associée au mouvement, puisqu'il s'agit quasiment du même
processus d'élévation, qui améne un soulèvement euphorique et coloré sur
les dance-floors. Les adeptes dansent nus, c'est à dire sans complexes, et
communient a l'unisson des "beat" binaires, leur rappelant le rythme
cardiaque et de ces fioritures sonores, kaléidoscopiques,qui soulignent
l'activité tant sensorielle que spirituelle...
Le milieu
"trance"est largement influencé par la culture indienne, sûrement
pas dans le son lui même, mais plus dans son environnement.
Cela se traduit
essentiellement dans le look, dans la déco des fêtes et bien sur ... le
"Boom Shiva" pour les inities et leur shilom! Cela est évidement
emprunté à la première terre d accueil, l'Inde et ses îles, ou s'échouèrent
à la fin des années 80 les "new travellers" venus d'Allemagne,
d'Angleterre, de San Frisco et quelques francais et italiens. Ils venaient
chercher leur idéal de liberté, et renouveler l'ancienne génération d'hippy,
moribonde et désuète...
Ainsi ce mélange pluri -culturel, entre d'une
part, les new travellers apportant leur technologie et d'autre part les anciens
babs, conservant l'exotisme des racines indiennes, aller former cette
environnement auquel s'identifie le mouvement trance...
Tous rassemble sous
des couleur vives et fluos, dans une déco baroque,...mais futuriste, ou les légendes
indiennes côtoient les vaisseaux du hangard 51. La potion magique gauloise a
pour le peu bien évolue, s'adonnant désormais a une force delirium.....
PSYCHEDELIQUE, PSYCHEDELIQUE.
Oliv'
Dans l'Est...
"...Dans l'Est c'est le désert sidéral le froid la
pluie la boue les vaches le néant en somme. Enfin c'est comme ça qu'ailleurs
on nous voit. Dans le vrai il y a une minorité de gens qui se défoncent pour
qu'il y ait quelquechose de vivant ici, et une écrasante majorité de miséreux
heureux à la vue de tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la merde
(non je suis pas aigrie). Comme partout, au fond. Comme à la capitale. Pendant
que la hype eat caviar & drink champagne and sniff in the VIP area, il y a
des guignols qui se baladent avec du son très lourd sur leur frêles épaules.
Nan, pas dans leur intérêt. Enfin si, le son, ben ils aiment ça, et c'est sûr,
quelque part ça leur fait plaisir. Nan, pas pour l'argent. Pour ce qu'on peut
toucher sur une entrée. Nan, c'est un peu pour les miséreux qu'ils se défoncent.
Pour les ptits malheureux qu'ont pas de wagos pour aller faire la fête à la
ville. Pour qu'un brin de culture (culture, j'insiste) soit à portée de leurs
petites menottes. Pour que les soirées campagnardes ne soient pas qu'une
looonnngue succession de week-end bistrots-karaokés, dans le meilleur des cas,
ou alors bistrots with M6 music en fond sonore, et que vive David Ghetta qui
doit bien rigoler en regardant la gueule de son public. Vous aimez Star Ac'? Eux
si. Faut dire qu'on leur offre que ça, souvent. Bien sûr que je force le
trait. Encore que. Ptêt que les zentils organizateurs, ils croient encore qu'il
y a un avenir ici. Ptêt qu'ils veulent faire venir du monde. Un avenir, je sais
pas, mais l'année dernière, Kraft est venu mixer en meuse, à vaucouleurs.
Comme quoi ça arrive."
MaX
Une époque formidable
On vit une époque formidable, alors que la musique électroniquue
est menacé par la "police", la "loi", les réfractaires
(politiciens puants, grabataires pas assez sourds, eminem, les fascistes de
gauche à droite), on se dit qu'il faut se serrer les coudes et être encore
plus unis dans notre passion que jamais...
Ca veut dire quoi cette merde en
ce moment, je sais qu'être bête et con est une qualité en France, mais je
pense qu'on peut éviter d'intégrer les éléments négatifs de notre pays dans
le monde électronique...
En d'autres termes, on ne vole pas les disques de
Tonio, quand il vient à Nancy, ni son argent, on ne déchire pas les affiches,
d'une autre teuf que la sienne, on respecte le travail des autres,...
Ce
manque de respect général m'a toutefois permis d'inventer un nouveau verbe qui
se conjugue au présent: Déflyer: verbe, gr1 du latin attitudus treconni def.
action visant à démolir la publicité d'une teuf en volant les flyers ou
affiches relatives à cet évènement. ex: des cuistres ont déflyé la soirée
Dynamite Booking Tour par pure stupidité.
Je le redis encore la jeunesse électronique
n'a pas besoin de la police pour se faire emmerder, elle y arrive seule, elle
s'est se couper elle même les jambes...
Je sais qu'être honnête
aujourd'hui relève du fantasme, de l'utopie, mais nous devons, nous les ravers
montrer que nous sommes dans nos activités mieux et plus respectables que la
plupart de nos concitoyens, nous sommes un instrument de liberté et de respect,
parmi les ravers d'aujourd'hui, on compte beaucoup de jeunes talentueux, des
jeunes de tous les horizons sociaux et culturels.
J'ai vu dans les soirées
techno des musiciens de génie, des informaticiens terribles, des chanteurs
formidables, des artistes, des techniciens, des gens vraiment libres...
Nous
sommes tous des galinettes, des kikis, des gens qui subissent un monde de
violence, mais qui pense que l'avenir n'est pas bush, l'avenir n'est pas la
guerre, l'avenir n'est pas 1 milliards de gens riche, et 5 milliards de gens
pauvres esclaves modernes, otages d'un système qui les casse chaque jour un peu
plus.
La première teuf que j'ai fait, en janvier 2002, il ya eu au stardust
125 personnes qui sont venus et qui ont applaudi notre soirée, parce que avant
il n'y avait rien et on a posé un son à cet endroit. On ne pouvait le poser
que là à cette époque, mais les gens étaient tellement reconnaissants, et
nous aussi envers eux que nous avons continué.
C'est ça le respect, le
Stardust ferme à 4h00, mais au Stardust, la boite est pleine à minuit, voilà
un endroit ou la teuf est respectée et apprécié, on a oublié que la teuf, ce
n'est pas qu'une histoire de son, c'est un jeu, c'est une cour de récréation où
on s'amuse, pas un endroit ultra fashion, avec des connards et des connasses
ultra bright qui constipés du dancefloor, ....
Voilà quoi vive les
galinettes libres, vive nous les teufeurs, soyons fous et vive le son. Toph' ton
site est mortel, il m'aide à m'exprimer, tu fais partis des grands de ce
mouvement, continu... et garde cet esprit, il est inviolable et puissant.
Fakir,
Président Dictateur Général Aka ZAR de TKSound
« Dédicace »
La soirée devient communion.
Sans exception, tout le monde
participe à la danse
et laisse son corps s'exprimer.
Tous avec son
individualité en phase dans la musique.
La teuf dure souvent jusqu'au lever
du soleil
voire même pendant quelques jours successifs.
Tous
participants, pendant quelques dizaines d'heures ensembles,
nous formons une
communauté de l'instant,
une sorte de projection de la société idéale.
Chacun
se concentre sur ses pensées positives.
On a plus peur de l'autre, de son
regard, de son jugement.
Nous sommes tous là pour passer un bon moment.
Progressivement
s'installent les sourires qui se contagionnent
et s'installent sur les
visages.
Les paranoïas se soulèvent. Propulsés par le tempo répétitif
le
groupe est propulsé dans un formidable mouvement
et l'énergie dégagée par
les participants
est fantastiquement puissante.
Dans l'acceptation de la
différence de l'autre,
où cette différence n'est plus le frein mais la
force motrice.
Instants magiques
où le melange des gens et des genres
devient richesse.
Parce-qu'on a rien inventé.
Parce-qu'on sait qu'il
existe une culture passée
qui constitue les fondements même
du
fonctionnement de la société actuelle.
La musique actuelle use et abuse du
sample.
Il s'agit de mise en ordre
de bouts d'oeuvres musicales déjà
construites,
un mélange de copier-coller entre le neuf et l'ancien,
entre
des éléments qui n'ont à priori aucuns rapports,
mais dont l'assemblage
constitue un ensemble homogène.
Chacun danse comme il ressent la musique
et
traverse de part en part l'espace dessiné par les danseurs.
Un monde où
personne ne se bouscule
et où chacun trouve sa place.
Ce n'est pas le
culte de l'individualisme
mais simplement le bien-être avec soi-même, parmi
les autres.
L'acceptation de son originalité individuelle,
la conscience
de soi reste éveillée.
Elle permet à chacun de pouvoir choisir sa vie
et
de la vivre pleinement
parce-qu'il faut se donner les moyens de la choisir,
et
de prendre plaisir à s'y tenir.
Ce n'est pas la haine qui est semée,
mais
une massive énérgie positive
qui se dégage de la foule transmie par une
grande prière...
où toutes les rancoeurs disparaissent.
Un grand jardin
où
chacun cultive les qualités de son particularisme,
et par son bien-être en
partage les fruits avec les autres.
Ce n'est pas l'enfer, ce n'est pas le
passé
ce n'est pas le futur...
C'est maintenant, et tout de suite.
L'eden
existe, il se cultive au présent...
Par Virginie - Octobre 2002