
Lunatic Asylum
"The Hitman II - The Way Of The Sword"

WALLKEYS CD 03
En 93 Lunatic Asylum sort The Meltdown un hymne désormais culte de la techno française.
« Un carton immédiat en rave mais aussi dans les fêtes parisiennes qui pour la première fois, s’embrasaient sur une production techno française. » (Extrait du livre Electro Choc de Laurent Garnier, édition Flammarion).
Lunatic Asylum joue dans les plus gros événements depuis onze ans, il a été remixé par Carl Cox, Pascal Feos, The Mover, Scan X, Chaotik Ramses, Al Ferox.
The Hitman II
- The way of the sword ( la voie du sabre) :
"Le fusil est la première arme que vous apprenez à utiliser, parce qu'il permet de garder vos distances avec "le client". Plus vous approchez du statut de pro, plus proche vous approchez du "client". L'arme blanche est la dernière chose que vous apprenez."
Suivant cette logique, Lunatic Asylum aka The Hitman s'engouffre dans la noirceur de son âme afin d'en extraire la sève malfaisante qui nourrie son instinct de prédateur. Son deuxième album plonge cette fois encore l'auditeur dans un dédale de sons, d'ambiances glauques et d'appels au suicide. Aujourd’hui Lunatic Asylum nous revient avec son deuxième album, bien plus qu’une simple suite, il s'agit là d'une élévation spirituelle The Hitman II représente une étape supplémentaire qui hisse Lunatic Asylum vers la caste très prisé de "nettoyeur" de tympans.

LUNATIC ASYLUM

Avec Dr Macabre, Guillaume Leroux est le maître d'œuvre d'un hardcore sans concession ; néanmoins il n'en a pas pour autant abandonné son projet le plus connu à ce jour : Lunatic Asylum. Suite à un premier opus sombre et torturé en 2002, "The Hitman", le producteur revient avec un second volet, " The Hitman II - The Way Of The Sword", plus apaisé et serein, à la frontière de l'electro et des musiques de films. Entretien à la veille d'une sortie qui dessine de nouveaux horizons à son auteur.
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Propos recueillis par Laurent Gilot en mars 2004 |
L.G - Dans quel état d'esprit as-tu abordé l'enregistrement de ce second opus pour le label Wallkeys ? Peut-on dire que c'est une suite logique à "The Hitman" ?
Lunatic
Asylum - L'enregistrement de l'album s'est étalé sur pratiquement 3 ans. Il y a un titre qui était d'ailleurs prévu pour être sur le premier album sorti en 2002 mais, faute de place, j'ai dû me résigner à le mettre de côté pour plus tard. Cet album a été conçu dans un état d'esprit assez négatif. J'ai beaucoup de mal à composer si je ne suis pas dans une phase de déprime totale. C'est effectivement une suite logique à "The Hitman" tout en y apportant une touche de maturité et de spiritualité.
L.G
- Pourquoi ce choix du concept autour du samouraï : est-ce une fascination pour Alain Delon (cf. Le Samouraï), Forest Whitaker (cf. Ghost Dog), Jet Li ou les films d'Hong Kong en général, et ceux de Yakusas en particulier ?
Lunatic
Asylum - Le samouraï et le Japon médiéval sont des sujets qui me passionnent. Je voulais donner à ce second album une dimension plus spirituelle que celle de mon premier opus. "The Hitman" avait été résolument inspiré par mes déboires avec mon ancien label et il était très révélateur de mon envie de régler mes comptes d'une manière peu "traditionnelle".
L.G
- Peux-tu nous en dire plus sur ce titre "The Way Of The Sword" ? Est-ce ton "code de l'honneur" à toi ?
Lunatic
Asylum - On pourrait résumer la "voie du sabre" à une recherche de l'équilibre, de la plénitude et de la maîtrise de soi dans un esprit de paix. Elle est une concentration librement consentie où nous nous mobilisons pour plus de présence, pour plus de conscience. C'est ce vers quoi j'aspire en ce moment. J'ai voulu que mon album reflète cette phase importante de ma vie. À 20 ans, je voulais changer le monde. À 30 ans, ma vie n'était que chaos et tourment. À 35, j'ai jeté ma télé et le monde extérieur, tel qu'on le connaît, n'a pratiquement plus d'influence sur moi. Les médias, la pub, les modes, toutes ces choses superficielles n'ont plus aucune signification pour moi. Je n'éprouve plus le besoin de consommer aveuglément ni de ressembler à mon voisin. "Connaître son ennemi" : j'ai également pris conscience que j'étais mon principal adversaire. J'essaye désormais de mieux me connaître afin de mieux appréhender les conflits qui peuvent se présenter.
L.G
- Comment vois-tu l'influence des BO (Carpenter, Vangelis, etc...) sur ta musique : consciente ou inconsciente ? Finalement, ton rêve n'est-il pas d'en réaliser une ?
Lunatic
Asylum - Les BO représentent 75 % de la musique que j'écoute et ceci, depuis mon enfance. Morricone, Vangelis, Zimmer, Elman, etc… ont tous une énorme influence consciente et inconsciente sur mon travail. Je me sens très éloigné de toute la mouvance électronique "dancefloor" et pompeuse. Je compose quand et surtout comme cela me plaît sans répondre à des impératifs commerciaux ou à des tendances. Composer une BO n'est plus un rêve mais une réelle obsession. J'aimerais ne faire que ça d'ailleurs.
L.G
- Certaines parties sonnent très live, comme la batterie sur "Otagai Ni Rei", des sons du guitare trafiqués, des percussions, comment s'est déroulé l'enregistrement proprement dit ? Utilises-tu toujours les mêmes machines ? Est-ce que tu as collaboré avec d'autres personnes ?
Lunatic
Asylum - Il y a en effet quelques titres utilisant des percussions "live" tirées de Cd de samples. Il y a eu un moment où je me suis lassé du tout électronique, j'ai voulu ajouter une touche un peu plus humaine dans certains de mes morceaux grâce à ces boucles enregistrées par de vrais batteurs. Pour ce qui est des guitares, il s'agit pour la plupart de sons de synthés passés dans des simulateurs d'ampli. J'utilise uniquement des instruments virtuels, depuis que ma Mackie numérique est tombée en panne, j'ai laissé de côté mes machines pour me concentrer uniquement sur tout ce qui se fait en matière de synthés virtuels. Je compose toutefois toujours de la même manière sur Logic audio. Que cela soit avec des VSTi ou des machines en hardware, la méthode reste la même. J'ai collaboré avec El Infini, une amie, sur un des titres de l'album. Elle a écrit de nombreux poèmes et je voulais absolument en utiliser au moins un sur l'album.
L.G
- Comment expliques-tu la relative quiétude, "zénitude", qui habite chaque morceau de ce disque en comparaison avec le côté plus torturé du précédent ? Doit-on uniquement attribuer cela au concept global de l'album ?
Lunatic
Asylum - Cela dépend sûrement de l'auditeur, chaque morceau de "The Hitman II" est imbibé de tout ce que j'ai pu ressentir durant ces dernières années. Suite à mon retour en France, j'ai effectivement évacué pas mal de pression que j'avais accumulée mais pas au point d'être totalement zen. Il s'agit toutefois de ce que j'ai voulu faire ressortir sur cet album. Le soulagement d'en avoir fini avec mon ancien label hollandais, mon retour sur scène, d'une manière assez régulière, font que je respire enfin. Cela me permet d'être beaucoup plus relax dans ma vie de tous les jours. J'ai insisté pour que tous les titres soient en japonais. La plupart sont tirés de termes employés dans le "Laido", l'art martial japonais entièrement consacré au maniement du sabre. Tout le concept de l'album tourne autour de cela, jusqu'aux titres et à leur ordre d'apparition qui, à peu de choses près, retrace la chronologie d'un duel fictif allant du salut à l'adversaire jusqu'à sa mise à mort.
L.G
- Pourquoi avoir choisi à nouveau de faire figurer "Jihad", un titre déjà présent sur la compilation "Projection(s)" ? Ce morceau a encore plus de résonance aujourd'hui suite aux récents évènements. Qu'en penses-tu ?
Lunatic
Asylum - À l'époque de la sortie de "Projection(s)" je voulais réserver "Jihad" pour mon album mais Cécile, qui dirige les labels Wallkeys/Epileptik, adore ce morceau et elle a fortement insisté pour qu'il figure sur la compilation. J'étais contre l'idée de le ressortir sur "The Hitman II". Pas à cause des récents attentats mais simplement parce que ce titre avait déjà été exploité et que j'aurais préféré ne pas le voir prendre la place d'un titre inédit sur mon nouvel album. C'est vrai qu'avec les récents évènements, cela peut sembler totalement déplacé. Je suis quelqu'un de très cynique et le mauvais goût est ma spécialité. J'ai toujours été attiré par la dérision. Aucun sujet n'est assez sensible ou tabou pour moi. Les médias et la télé en particulier ont une grande part de responsabilité dans cette désensibilisation. Souvent j'ai cette image en tête : une famille réunie autour d'une table qui se gave de surgelés réchauffés en 2 minutes chrono sans sourciller devant le journal de 20 heures qui étale des kilomètres d'images de guerre, de meurtres, de corruptions. Le public se nourrit de cela, il réclame sa dose de sang tels les Romains allant au cirque pour voir les gladiateurs s'entre-tuer. Qu'est ce qui est le plus dangereux ? les terroristes qui lâchement, vont tuer des innocents pour défendre leur cause, qu'elle soit justifiée ou totalement absurde, comme c'est le cas avec les religions, ou bien les médias asservis par les pouvoirs politiques qui vont sournoisement conditionner la population. Mâchez "grugru", roulez en "zozox", portez du "chichi", ayez les seins comme "machine" de "truc academy". C'est cela que j'appelle du terrorisme. Tous les jours, ils dynamitent la tête des gens avec leurs concepts débiles, leurs parodies de la vie. Tout cela n'est plus qu'une mascarade qui profite aux corporations et alimente les comptes à 8 ou 9 chiffres d'une poignée de gens qui se fout pas mal de l'avenir du reste du monde.

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SPEEDYQ'S A cette occasion, Speedyq's a décidé de prendre plus de risques et se lance à 3 platines !!! Résultat : un mix vertigineux dancefloor groovy High Spirit, plus acid et varié que le précédent. Speedyq's opére des changements de tempo et il mixe de façon contemporaine les sons old school en balayant une décennie (1994 - 2004). En 1994, il achète ses premières machines et crée ses premières compositions en 1995. Il sort son premier disque en 1996 et s'associe avec Alcore et Radium (ex. MICROPOINT) pour monter le label DEAD END. |
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TRACKLISTING |